Welcome my dear!!

Un petit coin de parapluie contre un coin de paradis... voici mon petit coin à moi, je vous le prête. Je ne sais pas trop ce qui va remplir cet espace vierge, en tout cas vous pourrez faire comme si nous étions encore ensemble! Pays du grand Nord, à nous deux... :o)
Jeudi 25 août 2005 4 25 /08 /Août /2005 00:00
Ca va être court, juste pour confirmer que la vie dans son ensemble est moins chère ici, même si c'est difficile de s'en rendre compte (réflexe 1 CA $ = 1 € ). Cependant, c'est de moins en moins vrai car le taux de change est de moins en moins favorable pour nous autres pauvres expats. Du coup on peut retirer moins d'argent avec la même somme en €, d'où la vie est plus chère relativement parlant. Snif...

Enfin, le coup de gueule de la semaine -et des mois à venir- est le suivant: P....N DE TAXE!!! (y'a peut-être des enfants qui lisent ;o)) En fait, presque tous les prix affichés sont hors taxe; or la taxe -sorte de TVA- est de 15%. En France, elle est déjà incluse dans le prix. Pas là. Du coup tu te retrouves toujours à payer plus que tu ne pensais. C'est pas forcément beaucoup, mais ça fout les boules à force. 'C'est $64,50, non? Attendez, j'ai 50 cents' Je tends les pièces. 'Ah, non, en fait c'est $74,18, y'a $9,68 de taxe.' 'Ah. Bon ben... vous êtes sûre que vous les voulez pas mes pièces?' (situation réelle); et bien ces 10$, je les aurais bien garder pour autre chose, non mais dis donc une fois!

Autre cauchemard à prendre en compte: les pourboires dans les restos et bars; rebelote, 10-15%. A calculer c'est galère. L'autre jour, on était là, pauvres Français parmi d'autres, à déterminer le pourboire, à compter les pièces qui ne sont pas encore très familières: il faut avouer que c'était un peu pathétique. A la fin, y'en a un qui a laissé sa mitraille en guise de protestation. Enfin, en un an je devrais bien m'en sortir! A un moment la serveuse nous voit galérer et on lui explique qu'on est pas habitués, alors là elle demande c'est combien le pourboire en France. Bonne question... Lorsqu'on lui a dit qu'il y en a pas (ou alors 1€ si t'es gentil) les muscles de sa mâchoire ont lâché. Et oui, serveuse en France, c'est pas génial comme situation!

Voilà, plus tard je vous raconterai la journée fantastique-de cours, précision utile car les apparences sont trompeuses- qu'on a passé hier dans la maison d'un de mes profs, qui habite dans la forêt près d'un lac...

D'ici là, à bientôt!
Par Marcaribou - Publié dans : Marcaribou et sa vie Ottaouaise
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Dimanche 21 août 2005 7 21 /08 /Août /2005 00:00
Alors, par où commencer? Je vous avais laissés sur le pas de la porte à mon arrivée dans ce beau pays. J'ai récupérer du jet lag assez rapidement, du coup j'ai repris un rythme de vie normal. Je pense que le plus simple reste encore de faire ça de manière chronologique, donc...

Mercredi 17 août

Dodo, web conférence avec les parents, petite balade et premières courses. Alors, s'il y a bien quelque chose qui peut surprendre dans le supermarché, c'est de voir le lait vendu dans des sacs plastiques (étanches de préférence), du coup du peut tâter, donner des petits coups dedans, c'est comme un water snake. Par contre, pour verser une fois que t'as découpé un bout du sac c'est galère, ben comme le water snake tiens. Sinon j'ai fait un repérage de l'université, c'est un vrai campus, avec magasins et tout et tout; je suis à 10-15 min de l'école, mais à mon avis au coeur de l'hiver je mettrai plus (y'a une affiche qui dit que les exams peuvent être annulés en cas de blizzard ;o))

Les deux chats ne sont pas farouches, ils m'ont adopté tout de suite, ou plutôt ils s'en foutent qui traîne dans la maison, tant qu'ils ont des croquettes et qu'ils peuvent sortir. Donc, de ce point de vue là, no problemo. Y'en a un qui, soit pionce toute la journée sur son fauteuil, soit est dehors pendant 2-3 jours; l'autre par contre, la maison c'est son domaine, il va et vient sans arrêt, parfois miaulant pour faire savoir qu'il est là, ce qui est un peu moins cool. En tout cas, j'ai pu mettre fin au mythe qui veut que les chats retombent toujours sur leurs pattes: le deuxième en tout cas, il sait très bien se rétamer par terre sur le côté (il est pas très futé, faut avouer).

Jeudi 18 août

Je vais faire coucou à l'administration et je vais acheter ma sécu étudiante: 528$ à payer cash (un peu plus de 350€)  Sniff, ça fait mal quand même...
Je vais déjeuner chez Diane, une des filles qui étaient à notre place l'année dernière et qui part bientôt. Elle vit dans une maison-appart qu'elle partage avec son copain, lui aussi venu dans le même échange mais venant d'une autre école (ahlala, la magouille). J'ai mangé une brochette de bison, et ben c'est pas mauvais du tout! Mais vous verriez les morceaux de viandes sur les brochettes, c'est maous-costaud! Diane nous a raconté une histoire typique du coin. Elle avait une de ses copines qui retirait de l'argent à un distributeur; derrière elle, un type louche; pas rassurée du tout, elle se dépêche et part vite. Plus loin, elle se rend compte qu'elle n'a plus sa carte bancaire. De plus, elle voit que 500$ ont été retirés de son compte! Elle file à la banque, mais ils ne peuvent rien faire, car sur la vidéo on la voit retirer de l'argent et rien d'autre. Quelques jours plus tard, elle revient à la banque et là la guichetière lui tend sa carte avec 500$. En fait, dans sa précipitation, elle avait oublié sa carte dans la machine; un gars
en costard-cravate derrière le type louche, auquel elle n'avait pas prêté attention, s'en est rendu compte et c'est lui qui lui avait retiré les 500$. Seulement, il est allé les rendre à la banque... parce qu'il se sentait mal! Ca c'est typique du coin: les gens sont foncièrement honnêtes, et ça transparait dans tout. Les gens respectent la loi, et la vie en est tellement plus facile: les rues sont très propres, les automobilistes ne klaxonnent pas et se garent où ils ont droit... Par exemple dans le bus, il faut mettre la monnaie dans la machine et un ticket sort, mais jamais personne regarde ce que tu mets; tu peux mettre 2 cents si tu veux, seulement les gens ne vérifient pas parce que pourquoi tu ferais autrement? A la limite, c'est très facile de profiter du système, car tout le monde est de bonne foi et suppose que tu l'es aussi, mais c'est tellement bien que tu n'as pas envie d'en profiter.

Pour les amoureux de la nature, c'est génial: le coin regorge d'écureuils, tu peux te tenir à à peine 2 mètres ils ne bronchent pas. Bon, côté moins sympa, les moustiques portent le virus du Nil, mais pour l'instant on n'en a pas vu. Les ours non plus, ça sera pour plus tard, mais de toute façon ce ne sont pas des grizzlis, les ours noirs du coin ne sont pas méchants.

Vendredi 19 août

C'est la rentrée! Enfin, la réunion d'information pour les étudiants français en échange. En effet, pour l'instant l'Université (30 000 âmes en temps normal) est un peu morte en ce moment car les cours commencent généralement début septembre. Il n'y a que nous qui commençons si tôt. On est 3 de Grenoble (moi, Viviane et Emilie), y'en a 4 de Reims, 2 de Nantes, 2 de Rouen. A la fin, Viviane et moi on est partis avec un des gars de Reims (un peu plus âgé que moi) pour faire un tour sur le campus. On discute et qu'est-ce que j'apprends? Et ben, non seulement il habite près de chez moi, mais en plus il allait au même collège et, si ça se trouve, était dans la même classe que ma soeur, car son nom lui dit quelque chose et on a des connaissances en commun! Le monde est petit quand même...
On va faire un tour au Rideau Center, une sorte de mall où on trouve de tout. On se pose et on croise un groupe de bonnes soeurs et un groupe de jeannettes qui vont manger au Burger King. Irréel. On revient vers le campus on se pose dans un café style Starbucks, c'est pas du luxe car dehors il commence à pleuvoir comme vache qui pisse. Autant le lendemain de mon arrivée il faisait beau et chaud, autant en un jour il fait froid et (très) humide. Ca se calme, je rentre. Soit dit en passant, juste à côté il y a une caserne de pompiers trop jolie: elle se fond dans le décor mais quand tu passes devant tu vois dedans les trois camions à l'américaine, et quand ils sortent toutes sirènes dehors c'est impressionant. J'ai hâte d'avoir un appareil pour vous montrer!!

Le soir, virée dans le quartier de Byward Market. Autant la journée c'est un grand marché où les fermiers des alentours viennent vendre leurs produits, autant le soir c'est un des coins les plus vivants d'Ottawa avec pleins de bars et pubs très sympas. Et ça aussi c'est à 15min de chez moi ;o) En chemin on recroise les bonnes soeurs qui chantent dans la rue, c'est joli, ça fait penser à Noël. On se pose, on commande à boire en anglais, la serveuse part, revient, elle nous entend parler français et là, grand sourire 'ah, vous parlez français?' et hop, elle se met à nous parler en français avec son accent québecois (ça va, il était suffisamment léger pour qu'on comprenne). C'est comme ça partout, il faut faire gaffe à ce qu'on dit, parce que la ville est véritablement bilingue; quand on se promène dans les rues on entend parlez les deux langues. Enfin, ça c'est vrai à Ottawa, mais dès qu'on sort de la ville ce n'est plus le cas, il y a une grosse rivalité entre anglophones et francophones. L'autre atout de Byward, c'est que c'est le rendez-vous des jolies filles ;o)  Il ne faut pas se leurrer, on est en Amérique du Nord, donc forcément il y a des boudins, farcis aux sodas et pizzas, mais il y a aussi beaucoup de très jolies filles, et ça fait plaisir!

Samedi 20 août

Grasse mat. Je suis tout seul dans la maison: la proprio n'est toujours pas rentrée et Sabrina est partie avec sa soeur faire un tour du Québec pendant 6 jours. Sabrina, c'est la fille de Grenoble dont je prend la place dans le programme et dans la maison. Sa soeur ne parle pas un mot d'anglais, mais leur mère lui a fait comme cadeau pour ses 20 ans d'organiser un petit voyage au Canada chez sa gande soeur. Sympa le cadeau, non? Donc samedi assez calme. Le soir je rejoins Viviane, Emilie et Philippe (le gras de Reims) de l'autre côté du canal; quand je passe le pont, la vue sur la droite me fait m'arrêter tellement c'est joli: le canal en contrebas, bordé de grands arbres et d'une promenade et surplombant le tout un peu plus loin, le Chateau Laurier, un grand hôtel de luxe bâti au début du XXe siècle qui ressemble à un château français de la Renaissance, et puis encore plus loin sur la gauche la flèche du Parlement avec l'horloge... Dès que j'ai des photos, je vous montre, promis! Donc au programme: petit  resto italien très bon (merci Guide du Routard!) et bar. Dans le bar on croise une bande de bachelorettes qui enterrent la vie de jeune fille d'une fille qui doit avoir 19-20 ans. Elles sont surexcitées et racollent les gars dans la rue. Nous on est à côté, on essaye de se faire discrets, parce qu'elles sont au bord de l'hystérie. Enfin, dans l'ensemble c'était bien sympa quand même. Ce coin-ci aussi est animé, mais c'est quand même plus loin.


Voilà voilà, c'était ma semaine grosso modo. Lundi les cours commencent, on va être répartis en groupes de travail, qui seront valables toute l'année durant; je croise les doigts... Une fois les cours commencés, on aura pas beaucoup de temps libre, mais j'espère vous faire parvenir d'autres chroniques bientôt quand même!

Take care
Par Marcaribou - Publié dans : Marcaribou et sa vie Ottaouaise
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Mercredi 17 août 2005 3 17 /08 /Août /2005 00:00
Bonjour bonjour! Je sais, ça fait longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles, mais les préparatifs du départ ont été très prenants. Enfin, me voici me voilà dans ma nouvelle demeure d'Ottawa, non sans mal il faut le dire.


La première partie du voyage, Paris-Washington, rien de spécial, avec contrôles de sécurité à Paris et fouille au corps réglementaires (destination oblige). Ca faisait longtemps que je n'avais pas pris de vol long courrier et j'ai eu l'agréable surprise de voir que la technologie avait évolué: plus de grand écran avec un seul film pour tous, mais chacun un petit écran avec une liste de films qui tournent en boucle. Il y a quelques années, on avait ça qu'en business, heureusement ça s'est démocratisé. Pour ceux que ça intéresse, j'ai donc vu Madagascar, The Interpreter et Cheaper by the Dozen (j'avoue avoir laissé tomber Miss FBI 2, ai-je bien fait? ;o) Par contre, mon voisin, son écran ne marchait pas, les boules, pas de film pendant huit heures, le pauvre. Donc, jusqu'à Washington, pas de problème. C'est une fois arrivé là-bas que c'est parti en vrille, à croire que mes vols en Amérique du Nord sont maudits. Il faut savoir qu'il y a quelques années, j'étais parti seul pour passer un mois dans le New Hampshire: Paris-Londres, Londres-New York, New-York-Detroit, Detroit-Manchester (NH). Il paraît que faire le détour par Détroit revenait moins cher, enfin bref. A l'époque j'avais eu droit à une tempête qui avait fait retarder le vol pour Détroit, donc j'avais raté ma correspondance, j'avais passé la nuit dans l'aéroport de Détroit et chopé le premier vol pour Manchester. Durée du voyage: 33 heures, j'ai dormi 23 heures comme un bébé quand je suis arrivé. Donc ça, c'était quand j'étais en 1ère, ça m'avait amusé plus qu'autre chose. Par contre hier, ce n'était pas drôle du tout. Arrivé à Washington, je m'étais dit 'heureusement que je suis en transit, les contrôles seront plus rapides'... Erreur!
A gauche la file US Citizens, vide, à droite la file Non-US Citizens, qui serpentait à n'en plus finir! Plus d'une heure de queue pour passer la douane... Dans la file, il y avait un gars des douanes, type japonais, qui passait pour vérifier que les déclarations douanières étaient correctes. A un moment un gars derrière moi lui a dit qu'il allait louper sa correspondance, ce à quoi le petit bonhomme lui dit que tant pis, c'est pour la sécurité. Le gars argumente qu'il va louper son vol et qu'ils pourraient faire quelque chose; le petit gars, toujours souriant, entre moqueur et sadique, lui répond la même chose. Là le gars s'énerve et dit que c'est stupide; le sourire du petit bonhomme s'efface et il dit, menaçant, 'I wouldn't say that if I were you, sir'. Silence. Je regarde la brochure: 'Welcome to the US'. Tu parles...


Une fois la douane passée, avec prise d'empreintes et photo, forcément j'avais déjà loupé ma correspondance pour Ottawa. Là commence l'enfer. Je récupère la valise et me dirige vers le security check. Fatigué par la file d'attente, le gars me dit 'put your bags down' donc je le fais et je me dirige vers le détecteur de métaux. J'enlève mes chaussures (de rando, et oui je porte le plus lourd sur moi, y compris le manteau de ski pour l'hiver) je passe, je récupère mes affaires et là ça me frappe comme un éclair: mes bagages à mains, je les ai laissés avec ma valise. Je vais voir le gars, je lui dit que j'ai fait une erreur, mais il me répond 'too late, they're already gone' Là je me maudit, quel con, quel con, quel con! je lasse mal mes lacets et je me dépêche vers la gate pour mon prochain vol. Là, j'explique que j'ai raté ma correspondance, je vais pour expliquer mon autre problème mais la femme m'interrompt en me disant qu'elle est en train de s'occuper du vol pour Montréal et qu'elle s'occupera de moi plus tard. Bon, ben je vais m'asseoir, état d'agitation extrême. Je n'ai sur moi que mon passeport, mon billet, et mon téléphone. Tous le reste, et je dis bien tout, argent, papiers d'ID, papiers pour l'entrée à la fac, papiers d'immigration, carte bleue, portable, accessoires, bref tout, est dans un de mes sacs. Finalement je reviens à la charge. Elles sont deux, une jeune typée asiatique, et une moins jeune typée latino. L'asiatique essaye de m'aider; je lui décris le sac et me dit qu'elle va voir si elle peut le trouver. Les minutes passent et malgré moi j'espère qu'elle va les trouver. mais elle revient et me dit 'sorry, I didn't see it' Là, je commence à paniquer sévère. Elle va voir la latino, la même qui m'avait envoyé balader quelques minutes auparavant. Je lui explique le problème, enfin j'essaye parce ma voix tremble et je suis tellement agité que les mots sortent par paquets. Là elle me dit froidement que je ne peux rien faire: les bagages non étiquettés qui partent pour la soute sont mis à l'écart. Il faut qu'une fois arrivé à la destination finale, je fasse une description du contenu des sacs, laquelle sera comparée avec les sacs mis à l'écart afin d'établir une traçabilité, et je ne pourrai pas récupérer mon sac avant deux à trois semaines. Là je m'effondre. Je bégaye, je la supplie presque, mais elle me répond qu'elle n'a pas accès aux bagages, et que de toute façon c'est un vol international et qu'en tant que tel il y a des procédures qu'on ne peut changer. Je lui dit 'but isn't there some kind of emergency procedure in that case?' elle me répond que non et que je ne suis pas tout seul, il y a 10 000 autres passagers qu'elle doit prendre en compte et dont elle doit s'occuper. Aucun état d'âme, pourtant je commençais à avoir les larmes aux yeux. Par contre, la jeune asiatique elle voulait m'aider; alors elle m'a dirigé vers un gars à un autre comptoir qui avait une radio. Elle m'introduit et me laisse avec lui. Je lui explique, il s'occupe de quelques passagers qui restaient puis me demande le billet que j'ai utilisé jusqu'à Washington. Il passe quelques appels radio 'I've got a man here who accidentally left his carry-ons with his luggage, seems his whole life is down there' Tu crois pas si bien dire: si pas de visa d'immigration, je suis refoulé; si pas de bulletin scolaire ou de lettre d'acceptation, pas d'entrée à l'Université d'Ottawa; plus de papiers d'identité, pas d'argent; pas de n° à appeler; j'en étais arrivé à un point où je commençais un emotional breakdown. Enfin avec le gars on s'est baladés, il continuait à appeler ses potes à la radio, rentrait dans plusieurs bureaux 'stay here, you can't go any further' Je le suivais comme son ombre, de peur de le perdre. Il m'amène à la limite de l'accès des terminaux et me dit 'ok, just hang around here, I'll be back' d'accord, d'accord, hang around, je m'asseois et là, des minutes affreuses. J'attendais, j'espérais mais en même temps je me montais des scénarios au cas où il reviendrait
avec rien comme la fille plus tôt. Des personnes montaient, mais ce n'était pas lui, et puis, enfin, je le vois, avec mes deux sacs à la main 'which one is yours?' 'both!' Là, les muscles crispés se sont relâchés d'un coup et je n'ai pas pu m'empêcher de sourire 'thank you, you're my savior' Je n'ai plus lâcher mes sacs après ça! Enfin j'avais encore plusieurs heures d'attente pour mon prochain vol vers Ottawa, donc je suis allé remercier la jeune asiatique, et j'ai royalement ignoré la latino. Procédure, procédure, je t'en foutrai des procédures. Enfin tout est bien qui finit bien.

Après ça, c'est passé très rapidement: je m'étais ouvert le pouce dans ma précipitation sans m'en rendre compte donc je me suis foutu du sang sur mon pull, j'ai essayé de le laver sans succès. L'avion Air Canada était tout petit, c'était marrant, je ne pouvais pas me tenir debout dedans; à l'entrée l'hôtesse me dit 'watch out for your head' je croyais qu'elle parlait de la porte d'entrée, en fait non, le plafond
aussi était bas :o) Arrivé à Ottawa, douane, immigration pour mon permis d'études avec une fille agent hyper sympa. Je vais pour prendre le bus, il faut faire l'appoint, je n'ai qu'un billet; le chauffeur: 'no problem, just leave your bags, you can go make some change at the third floor' Ah, 3ème étage? bon, ben, si y faut, y faut. Mais la fille derrière moi, elle m'offre le billet pour m'éviter d'aller tout là-bas! Bon début, c'est ça le Canada!! A charge de revanche! On papote, j'apprends qu'elle aussi va à la School of Management, donc on va sûrement se recroiser. Sympa!  Je descends un arrêt de bus trop tôt, et au Canada, les distances sont longues... Je tire ma valise, mes deux sacs assez lourds, je suis en jeans, chaussures de rando et manteau de ski, et je dois marcher plusieurs kilomètres. Il fait nuit mais encore bon. Quand j'arrive, je suis trempé, j'ai des ampoules aux mains, et j'ai vraiment très soif. Je découvre la maison, très jolie, je rencontre les deux chats, mais pas la proprio qui ne rentre que la semaine prochaine. Je découvre ma chambre au 1er étage, style colonial Mississippi avec un petit balcon. Le tout est très sympa. Et pouf, dodo!!


Il me reste énormément de choses à faire: les premières courses, les formalités administratives, mon organisation dans la maison. Mais pour l'instant, ça va! Il fait super beau ici et assez chaud, ça change de Paris. Je vous tiendrai au courant du début des cours dans les prochaines chroniques! En tout cas
j'espère que vous allez tous bien.

Bye
 
Par Marcaribou - Publié dans : Marcaribou et sa vie Ottaouaise
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Mercredi 10 août 2005 3 10 /08 /Août /2005 00:00

Bonjour tout le monde! Retour à notre page poésie. En ces temps troubles où je dois choisir quelles affaires garder pour un an, à caser dans un sac pas si grand que ça, je ne dors pas très bien (enfin c'est surtout que je lis Harry Potter toutes les nuits et je me couche à pas d'heure ;o). Or, vu qu'en ce moment au boulot c'est mort, et donc que je n'ai rien à raconter, je me suis dit: 'Tiens, et si je continuais dans ma lancée?" Donc voici: Rêve d'un soir, écrit en 1ère ou Terminale, je ne sais plus trop. Là on entre dans la phase romantique, mais rassurez-vous, tous les poèmes ne sont pas comme ça (enfin y'en a quelques uns quand même...) Toujours est-il qu'en le relisant, et ben je me rend compte à quel point j'allais mal à l'époque! Enfin, c'était y'a longtemps. Pfiou, j'ai un coup de vieux là!

Take care

 

 

Rêve d’un soir

  

Deux perles bleues noyées dans une mer de sable,

Deux saphirs à l’ombre d’un cerisier en fleur

Me plongent dans un rêve où tout n’est que douceur

Et remplissent mon cœur d’une joie ineffable.

 

Leur éclat vif pénètre en moi comme une lame,

Perçant au plus profond de mon âme meurtrie,

Ranimant peu à peu le poète endormi,

Rallumant lentement la douloureuse flamme.

 

Je te voie encore dans ta robe bleu nuit,

Splendeur du bal auquel tu as été conviée ;

Tout le monde te regarde, moi le premier,

Qui espère, qui attend que tu lui souries.

 

Cette pâle lueur des bougies enflammées

N’éclaire presque pas ce coin où je me tiens,

Loin des danses où ils se tiennent tous la main,

Loin de toi alors que je ne veux que t’aimer.

 

Qu’est-ce donc que j’attends ? Qu’est-ce donc que j’espère ?

Mais je connais la réponse, au fond de moi :

Que ce soit toi qui fasse ce long premier pas

Alors que ce devrait être à moi de le faire.

 

Regardant mon reflet dans l’eau sage du lac

Des larmes amères viennent troubler ce calme

Comme autant de gouttes d’un très vieux vin de palme

Alors que tout autour on ouvre le cognac.

 

Mes yeux baissés par la honte ne te voient plus ;

J’aimerais tant pouvoir m’approcher, t’inviter,

Quitter cette prison où je suis enfermé,

En forcer les murs noirs, mais je ne rêve plus.

 

Le frôlement furtif de ta robe me glace.

Je lève les yeux et aperçois ton sourire ;

Je ne sais que penser, que faire ni que dire,

Je ne peux plus bouger, surpris, figé sur place.

 

Mais tu me tends ta main, m’entraînant avec toi,

Tu ne supportais plus de me voir à l’écart ;

Si je pouvais seulement lire ton regard,

Y débusquer ton cœur qui se cache de moi.

 

Tout autour de nous ils sont en train de danser,

Je me réveille enfin et te prends dans mes bras,

Je ne pense qu’à ça, te serrer contre moi

Et pouvoir oublier ce long passé gâché.

 

Si je pouvais voler, t’emporter dans le soir,

Te dire ‘je t’aime’ sous le ciel étoilé,

Nos deux corps enlacés pour une éternité,

Te faire enfin comprendre et te faire savoir…

 

 

J’enlève mon masque, je n’en ai plus besoin

Maintenant que je sais que je suis dans ton cœur,

Je peux laisser couler ces larmes de bonheur,

Je suis heureux, tu ne peux savoir à quel point…

 

Je me lève en sursaut : une autre nuit passée ;

Encore ce rêve, mais si réel pourtant…

Rêve ou réalité, peu importe à présent,

J’en garde le plaisir, j’en garde le regret.

 

Il reste dans mon cœur, pour une nuit encore,

Ce rêve où je t’aime et est aimé en retour,

Ce doux rêve d’un soir que je rêve toujours

Lorsque je pense à toi et tes longs cheveux d’or.

Par Marcaribou - Publié dans : Histoires à conter, vers à taire
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Lundi 8 août 2005 1 08 /08 /Août /2005 00:00

Il faut pas croire la météo mais ma mamy, elle qui dit qu'il fait beau chez elle. Je suis allé la voir avec mes parents avant de partir pour Ottawa pour lui dire au revoir (Jullouville, dans la baie du Mont St-Michel, si jamais quelqu'un connaît) La météo avait prévu de la pluie tout le week-end, et bien il a plu la veille de notre arrivée, et tout le temps qu'on était là, temps sublime: soleil radieux, quelques nuages, un petit vent d'ouest et de très beaux couchers de soleil sur la Manche.  Et oui, la Normandie, c'est pas que la pluie et les vaches, c'est aussi la mer, les chiques et les chichis (hum, ils étaient bons...) Mais je m'égare, donc juste pour dire que j'ai passé un super week-end à lire Harry Potter, alors que je revenais juste de Bruxelles. Difficile à gérer tout ça... ;o)

Mais maintenant, il me reste des formalités administratives pour mon départ que j'ai oublié de faire. Ahhh! Branle-bas de combat! Fini de se tourner les pouces, je vous laisse! A bientôt!

Par Marcaribou - Publié dans : marcaribou toujours en france
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